Meilleur sommelier du Luxembourg : le titre pour le Français Grégory Mio

Publié le par Jean Bernard

Grégory Mio succède notamment à Yoan Nguyen sacré lui aussi au Luxembourg en 2018. (photo JB)

Grégory Mio succède notamment à Yoan Nguyen sacré lui aussi au Luxembourg en 2018. (photo JB)

Un couple finaliste d'un concours national. Une image très rare signée John Oesch.

Un couple finaliste d'un concours national. Une image très rare signée John Oesch.

Entre l'Association luxembourgeoise des sommeliers et les sommeliers français il existe des liens étroits. Des liens marqués par des titres puisque plusieurs professionnels expatriés sont devenus Meilleurs sommeliers du Grand Duché et, à l'image de Rodolphe Chevalier par exemple, ont représenté ce pays lors des concours internationaux.

Grégory Mio, sacré le lundi 28 novembre, perpétue d'une certaine manière cette tradition. Originaire du Sud-Ouest et formé à la sommellerie au lycée hôtelier de La Rochelle, il a joint Luxembourg ville le 1er mars dernier. Après de nombreuses expériences professionnelles en Suisse et un bref passage en Allemagne, il découvre donc les us et coutumes d'un nouveau pays. "En fait, je voulais plutôt prendre la direction de la Chine mais le Covid a bousculé nos plans. C'est après ma qualification en demi-finale du Master of Port que j'ai été contacté et que l'on m'a proposé de rejoindre ''Le Place d'armes" dans un premier temps. L'opportunité de rejoindre un groupe hôtelier qui ouvrira dans quelques mois un nouvel établissement haut de gamme et ambitieux sur le plan de la gastronomie, m'a convaincu. D'autant plus que dans le même temps mon épouse d'origine chinoise pouvait postuler dans un autre restaurant. Alors que la situation d'embauche était compliquée pour elle à Cognac, ici tout devenait plus simple."

Alors qu'il avait accompagné la naissance et le développement du "Chais Monnet" à Cognac, Grégory Mio a donc choisi de tourner cette page.

Le succès d'un couple

"J'ai été très vite en contact avec l'Association nationale et notamment son président Dino Totaro qui m'a invité à m'inscrire à leur concours du Meilleur sommelier. J'ai dû tout apprendre d'un vignoble que je ne connaissais quasiment pas. En parallèle je préparais le niveau Certified du Court of Master Sommelier."

S'il a l'expérience des concours (sélection du Meilleur sommelier de France, demi-finale du Master of Port), Grégory Mio était encore loin de son objectif. "Remporter un concours national, j'y pensais régulièrement sans imaginer y parvenir. Et là je dois beaucoup à Jun, mon épouse qui s'est formée à l'INSEEC puis au sein du Cafa formation à Bordeaux. C'est elle qui m'a recadré et poussé à me préparer de manière différente. Elle s'est investie à mes côtés et finalement elle a accepté d'être également candidate."

Résultat, après la demi-finale "très sélective, il y avait une vraie volonté de monter le niveau", qui réunissait sept candidats le matin, le couple s'est retrouvé en finale aux côtés du Français Zoran Matic déjà présent à ce niveau à deux reprises. Au cours d'une série d'épreuves mêlant service, dégustation ou encore correction de carte des vins, Grégory Mio a notamment apprécié celle d'argumentation commerciale. "Un table de 10 clients dont deux enfants et une personne ne buvant pas de vin. Il fallait donc être original et surtout n'oublier aucun des convives..."

La suite, on la connaît. Une victoire pour Grégory Mio devant Zoran Matic et donc Jun Ruan.

Désormais, le lauréat va préparer l'édition 2023 du Master of Port en France. Il devrait également accompagner à Paris Niels Toase, le candidat de l'ALS au prochain concours mondial. 

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