Meilleur jeune sommelier de France 1989 et 3e du Mondial 2004, Hervé Pennequin déguste

Publié le par Jean Bernard

Souvenirs du concours Mondial 2004 débuté à Santorin et conclu à Athènes par le sacre d'Enrico Bernardo. (Photos JB)
Souvenirs du concours Mondial 2004 débuté à Santorin et conclu à Athènes par le sacre d'Enrico Bernardo. (Photos JB)
Souvenirs du concours Mondial 2004 débuté à Santorin et conclu à Athènes par le sacre d'Enrico Bernardo. (Photos JB)
Souvenirs du concours Mondial 2004 débuté à Santorin et conclu à Athènes par le sacre d'Enrico Bernardo. (Photos JB)

Souvenirs du concours Mondial 2004 débuté à Santorin et conclu à Athènes par le sacre d'Enrico Bernardo. (Photos JB)

Hervé Pennequin a quitté la France il y a bien longtemps. Ch'ti, originaire de Lille c'est pourtant bien dans l'hexagone qu'il a structuré sa formation avec un BTH puis un BTS. Et c'est également en France qu'il a étoffé son expérience dans la restauration gastronomique enchaînant les séjours dans de grandes maisons étoilées du Flambard à Lille au Pré Catelan en passant par Lucas-Carton ou encore l'Hostellerie de Levernois.

C'est également en France qu'il a écrit la première ligne de son palmarès en remportant le Trophée Ruinart du Meilleur jeune sommelier de France en 1989...

Il a pourtant choisi de quitter l'Hexagone en 1997 pour rejoindre les Etats-Unis. A New-York, il s'est affirmé dans des actions de consulting et de formation des personnels puis a rejoint Atlanta pour prendre la direction du restaurant de l'hôtel Hilton tout en assumant toujours la responsabilité de la sommellerie. La voie du conseil et du rôle d'ambassadeur pour certaines sociétés comme Vranken rythmeront ce long séjour américaine.

C'est d'ailleurs pendant cette période qu'il s'est investi à nouveau dans les concours. En 2002, dix ans après avoir pris la deuxième place du concours du Meilleur sommelier de France derrière Lyonel Leconte, il a terminé second au Meilleur sommelier des Etats-Unis. Et en 2004, à Santorin puis Athènes, il a représenté son pays d'adoption au concours ASI du Meilleur sommelier du monde. "Etre finaliste était pour une très grosse surprise et terminer troisième était encore plus fort. Il faut d'ailleurs noter que trois des sommeliers présents lors de ce concours sont devenus ensuite Meilleurs sommeliers du monde. Le très regretté Gérard Basset qui laisse un vide immense dans notre corporation, mon grand ami le 'viking' Andreas Larsson que je vois lorsque nous sommes dans la même ville pour un moment entre épicuriens et Paolo Basso que j'avais déjà rencontré à Chicago au début des années 2000", se souvient Hervé.

Conquis par l'Asie et fidèle à l'UDSF

Le Nordiste a finalement changé de continent au début de l'été 2010. Direction Hong-Kong et le restaurant "Amber" pendant une année puis le Jockey-Club avec de multiples responsabilités durant les cinq années suivantes. Enfin, il a bouclé ce premier épisode asiatique au sein de la société "Omtis fine wines".

En juin dernier, Hervé Pennequin a pris la direction de Manille, la capitale des Philippines où il occupe la place de manager et de chef sommelier du "DusitD2 Le fort Manila". C'est dans cette ville qu'est né, il y a quelques semaines, Keith son fils donnant à sa famille une nouvelle dimension.

Mais loin de France il avoue penser souvent à une autre famille. "Celle de l'UDSF me manque. J'ai quitté la France il y a plus de 23 ans et le grand plaisir que j'avais à Hong-Kong c'était que des sommeliers comme Philippe Faure-Brac, Olivier Poussier ou d'autres, n'hésitent pas à prendre de leur temps pour déjeuner ou dîner avec moi lors de leurs visites. Ce sont des moments d'amitié sincères, simples, humains et très appréciés..."

Des amis qu'il pourrait retrouver un jour lors d'un concours. "Avec la naissance de Keith, je me suis lancé dans la remise à jour de toutes mes notes sur les vignobles du monde. Elles seront peut-être utiles pour un ultime baroud d'honneur pour savoir où j'en suis notamment par rapport à mes collègues européens. Les concours constituent une bonne occasion pour nous retrouver et pourquoi pas, cette fois, avec mon fils dans les tribunes..."

D'ici-là, Hervé a pris le temps de porter un regard attentif sur un vin issus du vignoble bordelais et détailler tous les aspects.

Bonne dégustation à ses côtés !

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