Jordane Breyton : du titre de Meilleur élève sommelier 2015 à la vie à Nouméa

Publié le par Jean Bernard

Evoquer le parcours de Jordane Breyton c'est d'abord faire un saut dans le temps et revenir au printemps 2015. Pour lui, c'est évoquer la fin de sa formation au lycée hôtelier Saint-Joseph L'Amandier en Charente. Et pour moi, c'est me souvenir de la naissance du blog "Bulles Gourmandes".

L'annonce du succès de l'élève de Frédéric Devautour au concours du Meilleur élève sommelier en vins et spiritueux de France - Trophée Chapoutier était, le 22 mai 2015, la quatorzième information partagée avec un public encore restreint alors de lecteurs (ce qui ne veut pas dire que l'auditoire est aujourd'hui composé de milliers de fidèles...). Pour information, dans quelques jours j'atteindrai 1200 posts.

Mais là n'est pas la question même si j'ai l'impression de boucler un cycle important. Pas autant cependant que cette victoire de Jordane au terme d'une finale marquée par la parité. Ce qui était moins le cas sur le podium puisque Marion Le Pen (lycée hôtelier du parc de la francophonie de La Rochelle) terminait à la deuxième place alors que deux candidates étaient classées ex-aequo à la troisième place, Camille Mercury (lycée hôtelier de Tain l'Hermitage) et Vinciane Lefevre (lycée Albert de Mun à Paris). Les autres finalistes  étaient Hubert Lecut (lycée hôtelier de Dinard) et Alexandre Zahner (lycée professionnel Montaleau à Sucy-en-Brie).

Une expérience déjà solide

Ce jour de mai 2015, lorsqu'il débute sa finale par la traditionnelle épreuve de commercialisation et d'anglais, Jordane Breyton compte une certaine avance en terme d'expérience. "A la fin de la première partie de ma formation, après l'obtention d'un BTS, j'avais choisi d'entrer dans la vie active. J'avais effectué une saison en Corse avant de partir en Nouvelle-Calédonie. J'y suis resté 18 mois en travaillant au restaurant "Marmite et tire-bouchon". Il y avait une très belle cave à l'échelle du territoire et c'est là que s'est produit le déclic. J'ai choisi de revenir en France pour intégrer une mention complémentaire. A 23 ans, c'était le bon moment !"

Quelques semaines plus tard, il trouve un poste à "La ruelle", "un restaurant gastro-sympa d'Angoulême. Mais au bout de 18 mois j'ai eu envie de retrouver la Nouvelle-Calédonie." En 2017, le sommelier a repris un poste chez "Marmite et tire-bouchon" pour terminer avec la responsabilité de l'établissement. "Le naissance de Maël, notre fils, en décembre 2019 m'a incité à m'éloigner un peu du rythme de la restauration. J'ai opté pour le statut d'auto-entrepreneur et créé "L'école des vins du Pacifique". Une structure qui me permet d'organiser des soirées dégustations, de donner des cours aux particuliers et même d'organiser des stages en profitant d'une salle très adaptée au sein du "Chai de l'hippodrome". Le public touché est essentiellement composé de Métropolitains dans une ville, Nouméa, où une petite dizaine de restaurants ressortent du lot.

Des établissements avec lesquels Jordane Breyton aimerait aussi partager son expérience. "Pour cela je vais passer l'agrément de formateur qui me permettra de développer un autre aspect de mon activité autour de la spécialisation du personnel..."

Une aventure sous le soleil du Pacifique qui permet aussi au sommelier d'enrichir sa connaissance des vins d'Australie et de Nouvelle-Zélande, deux grands pays producteurs tout proches. Et il en profite pour partager avec nous l'une de ses dernières découvertes.

Bonne dégustation !

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