Cette fois le Shochu de Kagoshima n'a plus de secrets pour les sommeliers français

Publié le par Jean Bernard

La grande famille des producteurs de Shochu de Kagoshima et la délégtion française du Kura Master. (Photo JB)

La grande famille des producteurs de Shochu de Kagoshima et la délégtion française du Kura Master. (Photo JB)

Cette fois le Shochu de Kagoshima n'a plus de secrets pour les sommeliers français
Cette fois le Shochu de Kagoshima n'a plus de secrets pour les sommeliers français
Cette fois le Shochu de Kagoshima n'a plus de secrets pour les sommeliers français
Cette fois le Shochu de Kagoshima n'a plus de secrets pour les sommeliers français
Cette fois le Shochu de Kagoshima n'a plus de secrets pour les sommeliers français
Cette fois le Shochu de Kagoshima n'a plus de secrets pour les sommeliers français
Cette fois le Shochu de Kagoshima n'a plus de secrets pour les sommeliers français
Cette fois le Shochu de Kagoshima n'a plus de secrets pour les sommeliers français
Cette fois le Shochu de Kagoshima n'a plus de secrets pour les sommeliers français
Cette fois le Shochu de Kagoshima n'a plus de secrets pour les sommeliers français

Les sommeliers français hôtes de l'équipe d'organisation du concours Kura Master sont présents au Japon depuis presque une semaine. Et ce dimanche après-midi, ils ont vécu une intense rencontre avec  les producteurs de Shochu, cette boisson issue de la distillation de la patate douce... mais pas seulement comme ils ont pu le constater.

Répartis autour de cinq tables, ils avaient chacun dix Shochus à déguster et à commenter sous le regard des producteurs concernés et tous avides de connaître le ressenti des sommeliers. A chaque table une thématique particulière qui a permis à chaque français de livrer une conclusion globale sur cette expérience.

Philippe Jamesse et les Shochus de riz

Confrontés à une sélection de Shochus issus de la distillation de riz (et non la fermentation comme c'est le cas pour le saké), Philippe Jamesse a apprécié. "Je n'ai eu à goûter que des profils de précision, aucun ne présentant de défaut. Des Shochus qui, également, offraient tous une très haute définition des éléments olfactifs. J'ai le sentiment que le distillat que le distillat étire le sucre comme un pâtissier pourrait le faire..."

Philippe Troussard et les Shochus d'orge

"J'ai le sentiment que les Shochus issus de l'orge et du koji noir (le champignon microscopique  qui favorise le développement de la fermentation) ressemblent fortement à du vin. Ils développent notamment des arômes de Bourgogne blanc, sont équilibrés et présentent une bonne longueur en bouche. L'orge associée au koji blanc évoquent plus des odeurs d'agrumes et des arômes maritimes. En revanche qu'ils soient issus de la côte de la mer du Japon ou de la côte Pacifique n'apporte pas de grandes différences."

David Biraud et la patate douce

Ravi d'être face à des Shochus issus de la patate douce, un produit vénéré sur l'île de Kagoshima, David Biraud a souligné "la pureté de certains, la suavité d'autres ou la persistance aromatique offerte par ceux restants. Des approches différentes qui font que certains ont une accessibilité évidente sur le marché français. Toutefois si tous ont leur style propre, je pense que ceux qui seront les plus aisés à positionner seront ceux dont la gamme aromatique s'oriente autour des fruits tout comme ceux dont les 25 degrés d'alcool ne sont pas perceptibles."

Xavier Thuizat et le sucre noir

"Je commencerai par un constat, les sommeliers français ont des perceptions différentes des sommeliers japonais et c'est pour cela que Kura Master est un concours différent. Par ailleurs, il serait très réducteur d'associer la catégorie sucre noir au rhum car il n'y a quasiment aucun point commun. Si la distillation sous décompression apporte des différences par rapport à une distillation sous pression normal j'ai plutôt envie de souligne un autre aspect de cette dégustation. J'ai en effet ressenti une similitude entre trois Shochus produits sur l'île Amamiho Shima ce qui pourrait révéler une notion de terroir très intéressante."

Florence Coiffard, Amandine Pastourel et les Shochus issus d'autres produits

Dans cette catégorie très ouverte, Florence Coiffard a fait un constat : "Par leur variété et leur originalité, ces Shochus présentent beaucoup de différences et de ce fait, tous ne sont pas positionnés pour trouver place sur le marché français. En revanche certains ont vraiment inspiré des accords avec des plats et nous avons eu un vrai coup de coeur pour le Shochu issu de la distillation de sésame."

Et presque en guise de conclusion, Amandine Pastourel a souligné que le Shochu, vu dans sa globalité "peut vraiment devenir un produit du monde du bar et de la mixologie..."

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article