Master of Port 2019 : Carole Ferron sera l'une des neuf demi-finalistes

Publié le par Jean Bernard

Carole Ferron. (Photo JB)

Carole Ferron. (Photo JB)

Le dimanche 20 octobre, à Paris, neuf sommeliers participeront à la demi-finale du Master of Port 2019 avec pour ambition de passer cette nouvelle sélection avec succès afin de figurer en finale le lendemain au Cercle national des armées. Voici par ordre alphabétique la quatrième d'entre eux, la seule sommelière présente à ce niveau de l'épreuve.

S'il fallait présenter Carole Ferron en deux mots, sourire et ténacité s'imposeraient naturellement pour cette membre de l'association des sommeliers lyonnais et Rhône-Alpes. Sourire parce qu'il illumine son visage à tout instant et ténacité car elle n'est pas du genre à renoncer. Une volonté récompensée par sa présence à ce niveau du Master of Port tout comme en 2010.

Sommelière-caviste dans la Drôme (Les vins Coeur's à Triors) elle est une fidèle de l'épreuve. Un concours qui lui permet d'affirmer sa passion pour les vins de la vallée du Douro tout autant qu'enrichir ses connaissances un peu plus à chaque fois. Mais aujourd'hui elle aimerait enfin goûter à l'ambiance d'une finale en tant que sommelière.

Un bonheur qu'elle connaît grâce à sa seconde passion, la pâtisserie. Lauréate de la catégorie amateur du concours de la Cuillère d'or elle représentera en 2020 la France lors de l'épreuve internationale. Touche-à-tout, celle qui a commencé dans la restauration en tant que commis de salle a multiplié les formations ensuite pour maîtriser tout aussi bien l'art du métier de boucher (BP) que l'anglais, le mandarin ou l'espagnol (Deug et Master). Le vin a trouvé sa place au milieu des années 2000 et lui permet d'animer des dégustations, assurer du conseil et distribuer la production de vignerons et distillateurs.

Pourquoi avez-­vous choisi de participer au concours Master of Port ?
Passionnée des vins de Porto et du Portugal (13 voyages à ce jour) avec cette volonté de faire connaître l’un et l’autre aux consommateurs (en les emmenant avec moi dans cette partie du Portugal), il me semble judicieux de savoir où en sont mes connaissances mais aussi de découvrir comment remédier à mes lacunes afin de mieux présenter ce breuvage exceptionnel mais exigeant de par sa qualité et sa complexité. Ainsi, je peux prétendre
mieux représenter le vin de Porto et aller encore plus loin dans mes propositions de commercialisation et d’accords. C’est aussi rendre hommage à tous ceux qui mettent tout en oeuvre pour que les vins de Porto brillent en France.
Que représente ce concours pour vous ?
Comme tout concours, une opportunité de mieux connaître le sujet en approfondissant les connaissances autant théoriques que pratiques pour mieux les partager et les véhiculer ensuite. C’est démontrer aussi l’intérêt porté à ces vins aux mille facettes qui invitent au voyage des sens, seuls ou en accord avec des mets. Le titre est une chose mais savoir quoi en faire en est une autre...

Remporter le titre pourrait-il changer des choses dans votre carrière et votre façon d’exercer ?
Dans ma carrière, non, je suis à mon compte avec une particularité celle de l’itinérance, je peux donc me déplacer partout où je suis demandée et proposer un enseignement avec les flacons en adéquation avec tous les publics, c’est ce qui fait ma force en tant que sommelière désireuse de faire connaître davantage les vins de Porto (et le Portugal). Ce serait cependant pour moi une sorte de “validation des acquis” pour oser présenter une formation complète aux établissements où sont proposés un BP ou MC sommellerie voire barman.

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